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Bertrand Tavernier

Né(e) le 25 avril 1941 (75 ans)

Biographie

Les débuts de Bertrand Tavernier dans le monde du cinéma

Bertrand Tavernier est né d'une famille d'artistes. Son père était en effet directeur d'une revue littéraire tandis que sa grand-mère était pianiste et traductrice. Bertrand Tavernier découvre pour la première fois l'univers cinématographique alors qu'il séjourne en sanatorium.

Poursuivant ses études au lycée Henry IV à Paris, il fait la connaissance de Volker Schlöndorff, aujourd'hui parrain de son fils et également cinéphile, avec qui il commence à fréquenter la cinémathèque de la Rue d'Ulm. A cette époque le monde du cinéma était très prisé, Bertrand Tavernier s'inscrit à la Faculté de Droit et crée avec trois amis un ciné-club qu'il baptise le Nickel-Odéon.

En 1961, il se fait engager comme attaché de presse aux côtés de Georges de Beauregard, le producteur de la Nouvelle Vague. Grâce à ce dernier, il parvient à réaliser ses premiers courts-métrages, « Le baiser de Judas » et « Une chance explosive ».

En 1964, il réalise d'autres courts-métrages « La chance et l'amour » et « Les baisers » qui sont intégrés dans le cadre des films à sketches. Entre temps, il devient attaché de presse indépendant avec Pierre Rissient, s'investit davantage dans la critique et écrit dans des hebdomadaires ainsi que des revues de cinéma, tels que « Cinéma 60 » ou encore « Positif ».


Une carrière bien récompensée

Après de rudes épreuves, Bertrand Tavernier réussit enfin à sortir en 1974 son premier long-métrage « L'horloger de Saint-Paul », film qu'il met intégralement en scène à Lyon, sa ville natale.

Il s'agit de l'adaptation d'un roman de Georges Simenon grâce auquel il remporte le prix Louis-Delluc et l'Ours d'argent à Berlin et fait la rencontre des acteurs français Philippe Noiret et Jean Rochefort. Ce film lui a également valu le Hugo d'Argent à Chicago.

En 1976, il gagne le César du meilleur réalisateur grâce à son film « Que la fête commence » et un an plus tard le César du meilleur scénario lui est attribué pour le film « Le juge et l'assassin ». Bertrand Tavernier, ancré à une influence américaine dans la réalisation de ses films – récit classique avec des personnages de caractère –, relate souvent la réalité sociale.

En effet, à travers ses films, le réalisateur n'omet jamais d'exprimer son dégoût pour la guerre, le racisme ou encore la peine de mort. C'est ainsi qu'en 1980, il réalise un autre long-métrage « La mort en direct ».

Au début des années 80, alors que « Le coup de torchon » adapté du roman de Jim Thompson est un succès total, Bertrand Tavernier décide de franchir le seuil du monde du documentaire. En 1982, il réalise pour la télévision le documentaire « Philippe Soupault et le surréalisme ».

Il se rend ensuite dans le sud des États-Unis et réalise en collaboration avec Robert Parrish « Mississippi blues », une émission qui dévoile le penchant du réalisateur pour le jazz. En 1984, Bertrand Tavernier continue ses réalisations avec « Un dimanche à la campagne », récompensé d'un Prix de la mise en scène au festival de Cannes ainsi que du Prix de la critique anglaise et de la critique new-yorkaise.

En 1995, Bertrand Tavernier rajoute un prix à son palmarès. En effet, il remporte l'Ours d'Or à Berlin grâce à « L'appât ». En 1997, le César du meilleur réalisateur lui est attribué pour « Capitaine Conan ».


Une carrière très impliquée pour Bertrand Tavernier

Particulièrement impliqué dans le combat contre la censure et la défense de l'exception culturelle, il signe avec son fils Nils Tavernier un documentaire sur la double peine.

Avec sa fille Tiffany Tavernier et son gendre Dominique Sampiero, il co-écrit en 1999 le long-métrage « Ça commence aujourd'hui ». En 2004, il réitère sa collaboration avec sa fille et écrivent ensemble « Holy Lola », un film qui parcourt le monde de l'adoption au Cambodge.

En 2009, direction la Louisiane aux États-Unis pour le tournage de « Dans la brume électrique », une adaptation d'un roman policier de James Lee Burke. L'on y retrouve l'acteur Américain, Tommy Lee Jones.

Grand héritier de la Nouvelle Vague et non moins grande figure du cinéma mondial, Bertrand Tavernier est parvenu à trouver sa place dans l'histoire du 7ème art. Il a su se démarquer grâce à ses réalisations exceptionnelles touchant principalement la société actuelle.

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