Clovis Cornillac

Né(e) le 16 août 1967 (49 ans)

Biographie

Entre théâtre et cinéma

Fils de comédiens français, Clovis Cornillac se passionne des arts de la scène depuis sa jeunesse. A l'âge de quatorze ans, le jeune garçon s'éloigne même du foyer familial pour développer ses connaissances du théâtre.

Après quelques spectacles de rue, il décroche un rôle dans un téléfilm intitulé « Tu peux toujours faire tes bagages » en 1982. En 1984, il apparaît dans le film de Robin Davis « Hors-la-loi » où il joue les jeunes délinquants.

La même année, le comédien décroche un rôle dans la pièce « Le Mahâbhârata » du grand Peter Brook. Trois ans plus tard, il se retrouve au grand écran avec « L'Insoutenable légèreté de l'être » de Philip Kaufman.

Il apparaît également au Festival d'Avignon avec « Une lune pour les déshérités » mise en scène par l'illustre Alain Françon. Depuis, on le voit très souvent au théâtre sous la direction d'Alain Françon.

De 1990 à 1991, il joue dans « Britannicus » de Racine et dans la pièce de Georges Feydeau « La dame de chez Maxim ». Puis de 1994 à 1995, il figure dans « Pièces de guerre » l'oeuvre d'Edward Bond.

Entre temps, il apparaît toujours au cinéma avec des films comme « Pétain », « Les amoureux » et « Marie-Louise ou la permission ».


Consécration d'un travailleur acharné

1999 voit la sortie du film de Thomas Vincent « Karnaval » où Clovis Cornillac joue le rôle de Christian, le personnage qui lui vaut la nomination César du meilleur espoir masculin de 2000.

Fort de ce premier succès, l'acteur enchaîne avec plusieurs rôles en 2001, des rôles qu'il prépare comme à son habitude avec acharnement et en prenant soin de chaque détail.

Il s'appelle Jacky dans « Grégoire Moulin contre l'humanité », Jean-Jacques Roux dans « Une affaire qui roule », Freddy dans « Une affaire privée » et Alexis dans « Carnages ».

En même temps, il continue à apparaître à la télévision avec « L'Île bleue » de Nadine Trintignant et dans le court-métrage « Tea time » de Philippe Larue.

Clovis Cornillac continue ainsi en 2002 et 2003 où il figure sur de nombreuses productions cinématographiques et télévisées.

En 2004, l'homme de scène reçoit du Ministre de la Culture la nomination de Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres. La même année, il fait un sacré carton en jouant Kevin le footballeur dans le film « Mensonges et trahisons et plus si affinités ».

D'ailleurs en 2005, on lui décerne le Prix Jean Gabin de l'année, le Prix ISC de la Jeunesse et le César du Meilleur Second Rôle Masculin pour sa belle prestation.


Un perfectionniste

Les succès n'en finissent pas et Clovis Cornillac s'impose de plus en plus dans les grosses productions commerciales. Il obtient ainsi différents rôles de premier plan dans des films de tous genres.

Jonglant brillamment avec de différents personnages, Clovis Cornillac reste toujours pointilleux dans ses recherches que ce soit dans le théâtre ou dans le cinéma. Il n'hésite pas à multiplier ses entraînements et ses pratiques extrêmes pour être à la hauteur des contraintes de tournage et des attentes du public.

En tout cas, il faut dire que les résultats sont proportionnels aux efforts déployés. S'il joue merveilleusement les pilotes de chasse casse-cou dans « Les chevaliers du ciel » de 2005, il interprète avec brio le commissaire Valentin dans « Les Brigades du Tigre » de 2006.

Puis il passe facilement d'un personnage comique comme dans « Poltergay » d'Éric Lavaine à des prestations très physiques comme dans le film « Le serpent » d'Éric Barbier.

En 2007, l'acteur se tourne vers la comédie dramatique et musicale. Pour bien assurer son rôle, il se met à apprendre à chanter.

En 2008, Clovis Cornillac est nommé au Molière du comédien pour sa prestation dans la pièce « L'Hôtel du libre échange ».