Daniel Prévost

Né(e) le 20 octobre 1939 (76 ans)

Biographie

Débuts de comédien

D'origine algérienne, Daniel Prévost est né à Garches dans les Hauts-de-Seine le 20 octobre 1939. Il étudie à l'école dramatique de la rue Blanche à Paris, dont il sort avec un premier prix de comédie.

En 1964, il décroche un rôle au théâtre dans « Un certain M. Blot », aux côtés de Michel Serrault .

Daniel Prévost fait ses premiers pas à la télévision dans les sketches humoristiques de « La caméra invisible » puis joue dans la série télévisée « Les saintes chéries ».

En 1968, il se lance dans le cinéma et interprète le rôle d'un démarcheur dans le film franco-italien de Jean Pirès, « Erotissimo ».

Trois ans plus tard, il est Pierre dans la comédie policière « Laisse aller, c'est une valse » de Georges Lautner . Entre temps, il fait la rencontre de l'acteur, réalisateur et producteur Jean Yanne qui devient l'un de ses grands amis.

Dès 1972, il joue dans une comédie satirique signée Jean Yanne, « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Le film lui assure une assez grande notoriété. Les deux amis travailleront encore ensemble dans d'autres projets cinématographiques tels que les films « Moi y'en a vouloir des sous » de 1973 ou « Les Chinois à Paris » de 1974, ou encore « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette » sorti quelques années plus tard.


« Le petit rapporteur » et...

En même temps, Daniel Prévost travaille avec d'autres grandes figures du cinéma français comme Pierre Richard , et des réalisateurs et scénaristes tels que Raoul André et Jean Girault.

Toutes ses collaborations contribuent à la popularité grandissante de l'acteur. Sa notoriété atteint les sommets au cours des années 1975 et 1976, grâce à l'émission de télévision du dimanche « Le petit rapporteur » de Bernard Lion et Jacques Martin. L'humoriste y montre ses talents pour la dérision et l'irrévérence. L'émission est bien accueillie par le public français et bénéficie d'une grande audience.

Dans les années 1980, fidèle à ses débuts, on le retrouve au théâtre dans « On dînera au lit » de Marc Camoletti de 1980.

Il figure aussi dans « La prise de Berg-Op-Zoom » de Sacha Guitry de 1986 ainsi que « Drôle de couple » de Neil Simon de 1988.

En 1990, le cinéma est toujours au rendez-vous puisqu'il joue aux côtés de Gérard Dépardieu dans « Uranus » de Claude Berri .

Deux ans plus tard, Daniel Prévost est dans le film de Jean-Pierre Mocky « Ville à vendre », puis continue d'enchaîner les rôles. « Le Dîner des Cons » de Francis Weber en 1998, « La vérité si je mens ! 2 » réalisé par Thomas Gilou en 2000, « Pas sur la bouche » d' Alain Resnais en 2003, il enchaîne les succès.


Toujours aussi productif

Homme de théâtre toujours en évolution, il assure en 2002 la mise en scène de la pièce « Sodome et Virginie » au Théâtre de la Gaîté-Montparnasse.

Trois ans plus tard, il présente le one-man-show « Être ou ne pas être Daniel Prévost ». La mise en scène est assurée par son fils Sorën Prévost.

L'année 2006 est marquée par la sortie du film de Dany Boon « La Maison du bonheur » où Daniel Prévost incarne Jean-Pierre Draquart.

En 2009, on le voit dans « Un homme et son chien » de Francis Huster , « Lucky Luke » de James Huth, ainsi que dans « Le Petit Nicolas » de Laurent Tirard. L'année suivante, il joue dans « Les Petits Ruisseaux » de Pascal Rabaté.

En 2013, il apparaîtra à la télévision dans « Les Galériens » de Pierre Isoard et au cinéma dans « Les Boulistes » de Frédéric Berthe.