© Cover Media

Eddie Izzard

Né(e) le 7 février 1962 (54 ans)

Biographie

Eddie Izzard, de son vrai nom Edward John Izzard, est né à Aden, au Yémen, de parents britanniques le 7 février 1962. Un an après sa naissance, la famille Izzard déménage à Bangor, en Irlande du Nord. Dorothy Ella, sa mère, décède d’un cancer alors qu’il n’a que 6 ans. 

Après une scolarité passée dans divers internats britanniques, Eddie Izzard intègre l’université de Sheffield où il commence à s’intéresser au stand-up. Si le jeune homme d’alors sait qu’il veut devenir acteur depuis qu’il a 7 ans, c’est avec son ami Rob Ballard rencontré sur le campus qu’il met sa passion à exécution. Il quitte ses études de comptable pour devenir artiste de rue avec son ami et ils se produisent souvent du côté de Covent Garden à Londres dans les années 80.



Les premiers cabarets


Il décide ensuite de voyager en Europe, où il continue d’exercer comme artiste de rue, puis aux Etats-Unis. Avec cette expérience acquise à travers le monde, il revient au Royaume-Uni où il propose un premier stand-up au Banana Cabaret dans le quartier de Balham au sud de Londres. Pendant toute la décennie des années 80, il va peaufiner son spectacle et finir par passer sur la scène du Comedy Store, en plein cœur de Soho dans la capitale britannique, qui a permis de lancer de grands noms de la comédie et du stand-up britannique, comme Simon Pegg, Jennifer Saunders (qui a créé Absolutely Fabulous) qui jouait avec son acolyte de l’époque Dawn French, ou encore Ben Elton. Il monte ensuite son propre comedy show, le Raging Bull, dans Soho.

C’est en 1991 que sa carrière décolle grâce à un sketch, « Wolves », qui lui ouvre les portes de la télévision britannique. En 1993, il est honoré pour son travail de stand-up d’un Comedy Award. En 1996, il joue dans le film « L’ Agent Secret » dans lequel il donne la réplique à Gérard Depardieu et rencontre Robin Williams, avec qui il devient très ami.



Un succès mondial


La même année, l’acteur américain lui propose de faire la première partie de son spectacle aux Etats-Unis. Sa carrière outre-Atlantique est lancée et il présente « Dress to Kill » à San Francisco en 1998, mais aussi au Royaume-Uni et en France. Eddie Izzard est en effet parfaitement bilingue et n’a aucun mal à remporter un franc succès dans la langue de Molière grâce à son humour inspiré des Monthy Python. La chaîne américaine HBO diffuse son spectacle et Eddie Izzard devient alors mondialement connu. En 2000, il remporte son premier Emmy Award pour « Dress to Kill ».

Si sa carrière dans le stand-up est à son apogée, ses apparitions sur le grand écran sont également nombreuses. En 1998, il joue dans deux films, « The Avengers » et « Velvet Goldmine ». Il enchaîne avec « Mystery Men » et « The Criminal » en 1999, puis « Circus » et « L’ombre du Vampire » en 2000. En 2001, il prend les traits de Charlie Chaplin dans le long-métrage de Peter Bogdanovich « Un parfum de meurtre ».



Un artiste multiple


Très versatile dans ses choix artistiques, il ne s’arrête jamais de travailler. Il peut passer de super productions américaines, comme dans « Ocean Twelve » en 2004, à des documentaires pour lesquels il prête sa voix, comme « The Aristocrat », ou bien encore au doublage de personnages animés comme celui de Nigel dans « The Wild ». 

Il retrouve l’équipe de George Clooney en 2007 dans « Ocean Thirteen » avant de revenir l’année suivante vers une production plus jeune public avec « Le monde de Narnia : Le prince Caspian ».

En 2015, il sera à l’affiche de « Absolutely Anything », un film de Terry Jones dans lequel il donne la réplique à Simon Pegg et Kate Beckinsale, mais aussi John Cleese et Terry Gilliam. On y retrouve également le regretté Robin Williams.

Sa carrière au cinéma ne l’a pas tenu éloigné des planches du monde entier. Après le succès de « Dress to Kill », il a présenté « Circle » en 2002, puis « Sexy » en 2003. En 2009, il fait le tour du monde avec « Stripped », qui rencontre également un franc succès en France puisqu’il y joue à guichets fermés. Celui qui se décrit comme « un homme lesbien » et joue du travestissement depuis ses débuts propose en 2014 son spectacle en DVD. Il s’agit de la captation live de son passage à La Cigale.



Un artiste engagé


Son investissement n’est pas qu’artistique puisque l’homme est aussi un artiste engagé. « C’est un acte politique [de me travestir]. Je suis que je suis un ‘’homme lesbien” », juste pour expliquer que je ne suis pas gay. Tout le monde est perdu avec ça. On me dit même ‘’On est sûrs que tu l’es’’. Pourquoi je mentirais ? De tout temps, il y a eu des travestis hétéros, bis et homos. C’est complexe. Mais de plus en plus accepté, aussi, car les coming out augmentent », explique-t-il dans Metronews.

Et il n’y a pas que sur scène que l’artiste fait passer son message politique. Eddie Izzard compte bien se présenter lors de la prochaine élection municipale à Londres en 2020. « Et si je n’y arrive pas, membre du Parlement. Je n’aime pas la droite. Elle est en train de revenir, et je veux être là pour la combattre », ajoute Eddie Izzard, qui a déjà participé à un court-métrage télévisé en faveur du Parti Travailliste britannique lors des élections législatives de 2005 et s’affiche ouvertement comme étant un Britannique pro-européen.