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Georges Lautner

Né(e) le 24 janvier 1926 (90 ans)

Biographie

La comédie dans les veines

Fils de l'actrice Renée Saint-Cyr et d'un aviateur, Léopold Lautner, Georges Lautner s'oriente tôt vers l'univers de l'écran. À l'âge de 7 ans, il fréquente déjà les coulisses et les salles de cinéma aux côtés de sa mère, notamment à Paris et s'y découvre précocement un vrai intérêt.

Après le décès de son père en 1938, il est pourtant amené à s'éloigner de ce monde. Il va alors emprunter un autre chemin, celui du Droit, après avoir étudié au lycée Janson-de-Sailly.

Les premiers pas de Georges Lautner dans le cinéma se résument en des petits boulots. Il est notamment le décorateur dans l'oeuvre de Léon Mathot « La route du bagne » en 1945 puis, en 1947, il rejoint l'équipe cinématographique des armées de Paris.

De par ces expériences, il est ensuite choisi pour assister la réalisation de « Le trésor de Cantenac » aux côtés de Sacha Guitry et jusqu'en 1957, il sera le co-réalisateur de plusieurs films. Entre autres, il assistera Norbert Carbonnaux pour « Courte tête », ou encore Jean Dréville pour « Horizons sans fin ».

Des longs-métrages qui démontrent déjà les talents du cinéaste. En 1958, Georges Lautner est choisi par Maurice Juven pour réaliser « La môme aux boutons », son premier long-métrage.


Le succès des années 60

Un an après cette réalisation, qui passe presque inaperçue à l'écran, Georges Lautner enchaîne avec un second film « Marche ou crève ». Une collaboration avec l'acteur Bernard Blier qui parvient cette fois-ci à susciter l'attention et donner lieu à une succession de travail d'équipe entre les deux artistes.

Entre autres, ces derniers se retrouveront dans « Arrêtez les tambours » en 1960, « Le monocle noir », ou encore dans le drame « Le septième juré » une année plus tard.

Se démarquant par sa manière de tourner, qui met à l'honneur les dialogues et l'art de la scène, Georges Lautner se voit ensuite signer un contrat de réalisation avec le producteur de Gaumont, Alain Poiré.

Le premier film qui en résulte, « Les tontons flingueurs », est dévoilé à l'écran en 1963 et avec les talents du dialoguiste Michel Audiard et de Bernard Blier à l'affiche, il en naît une parodie à succès, affichant plus de 3 millions d'entrées dans les salles.

S'ensuit une dizaine de films toujours avec les dialogues de Michel Audiard . « Les barbouzes » en 1964, avec Michel Darc à l'affiche, « Ne nous fâchons pas » en 1966, ou encore « Le pacha » un an plus tard.

Le duo Lautner-Audiard fait sauter les entrées dans les salles avec, comme acteurs fétiches, Lino Ventura , Bernard Blier, Jean Lefebvre, ou encore Francis Blanche .


La fin d'une carrière

Désormais connu dans le cinéma français, Georges Lautner tente dans les années 70 de s'orienter vers les drames hollywoodiens, notamment avec « Sur la route de Salina » en 1971. Une réalisation qui n'est pourtant qu’un succès mitigé, poussant le réalisateur à revenir sur ses pas.

Il renoue avec la comédie dans « Il é tait une fois un flic » en 1971 même, enchaîne avec « Quelques messieurs trop tranquilles » un an plus tard, « La valise », « Les seins de glace » ou encore « Mort d'un pourri » en 1977.

Ces longs-métrages confirment le talent du réalisateur, celui-ci travaillant désormais avec des acteurs de renom comme Pierre Richard ou encore Alain Delon . Il met également Jean-Paul Belmondo à l'affiche de « Flic ou voyou » en 1978, donnant une nouvelle fois lieu à un gros succès.

Déjà au coeur de la gloire, ce sera pourtant en 1981 que Georges Lautner atteindra concrètement le summum de sa carrière. L'année où « Le professionnel », une collaboration avec Michel Audiard est dévoilée au grand jour, affichant un chiffre considérab le de plus 5 millions d'entrées dans les salles.

Après le décès de Michel Audiard en 1985, Georges Lautner commence à s'éloigner des projecteurs et après quelques réalisations, dont « La maison assassinée » en 1988, ou encore « Room service » en 1992, il décide de mettre fin à sa carrière.

Son dernier long-métrage « L'inconnu de la maison » est dévoilé en 1992. Suivront quelques courts-métrages mineurs, avant le silence complet.