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Gustave Kervern

Né(e) le 27 août 1962 (54 ans)

Biographie

Les débuts décalés sur Canal+

Gustave Kervern voit le jour sous les tropiques, à l'Ile Maurice, le 27 août 1962. Inscrit à l'école supérieure de commerce de Marseille, il se reconnaît une passion avérée pour la musique. C'est avec la ferme intention d'en faire son métier, du côté de la production, qu'il monte dans la capitale.

Mais sa carrière démarre sous d'autres augures et c'est dans l'audiovisuel qu'il fait ses armes, dans l'émission de Patrick Sabatier « Avis de recherche ». Il se fera également, pendant un temps, un des complices de l'émission « Surprise sur prise ». Faisant un détour par la radio, il y continue dans le répertoire de l'humour avec Arthur, avant de croiser le chemin de Benoît Delépine.

C'est avec la complicité de ce dernier que Gustave Kervern rejoint Canal +, sur une émission aux allures totalement déjantées. « Groland Sat » le révèle sous les traits d'un alcoolique qui ne rate pas une occasion de faire entendre ses points de vue sur les dernières nouvelles de la « presipauté ».


Derrière les caméras

La rencontre avec Benoît Delépine s'avérera déterminante pour Gustave Kervern. Les deux compères décident de se lancer dans le cinéma et se mettent sur le chantier de « Aaltra », à partir de 2003.

Un an plus tard, le public découvre les deux hommes sous les traits de deux paralytiques. Le road-movie en chaises roulantes n'est que le début d'un style à contre-courant, auquel les deux réalisateurs-acteurs prennent apparemment goût.

Gustave Kervern retrouvera, en effet, son compagnon d'arme, sur le plateau d'un second film, taillé dans la même étoffe pour étonner. Dans « Avida », qui sort en 2006, il remet ça en campant un captif sourd et muet. La Sélection officielle du Festival de Cannes 2006 accordera une certaine attention à cette réalisation, pour le moins atypique.


Gustave Kervern, taillé pour sortir des sentiers battus

Si l'on devait dire une seule chose de Gustave Kervern, il faudrait avant tout parler de ce talent immense qu'il a. Celui de faire fi des chemins tout tracés et de suivre le sien, sans crainte des qu'en-dira-t-on.

Les deux premiers films qui portent sa signature prouvent avec emphase que le personnage a une vue bien à lui, quant au genre cinématographique. Si ses oeuvres peuvent rebuter les cinéphiles habitués à une lecture classique, elles ne manquent jamais de trouver leur public.

En 2008 encore, « Louise-Michel » réussit un grand pari. Il reçoit le prix du scénario au Festival de San Sebastian. Et parce qu'il faut, à un moment, faire les choses en grand, Gustave Kervern s'en donne à coeur joie dans « Mammuth » qui réunit un casting de choix. Isabelle Adjani et Gérard Depardieu, rien que pour l'avant-goût.

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