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Michel Serrault

Né(e) le 24 janvier 1928 (88 ans)

Biographie

Michel Serrault dans sa jeunesse

Michel Lucien Serrault voit le jour à Brunoy en France en 1928. Il passe une enfance tranquille auprès de ses parents avant de se sentir une vocation pour le statut de prêtre. Ses parents l'envoient alors au séminaire de Conflans alors qu'il n'est âgé que de 14 ans.

Sa première vocation sera tuée dans l'oeuf par l'un des prêtres présents qui le poussera sur la voie de la comédie Le jeune homme suit alors quelques cours d'art dramatique et de comédies. Sa passion du spectacle et un talent inné pour les scènes le poussent à tenter sa chance à Paris à partir des années 50.

Entre les années 1950 et 1960, Michel Serrault écume la capitale française en compagnie d'un acolyte qui rencontrera également un beau succès plus tard, Jean Poiret. Ensemble, le duo se produira à plusieurs reprises dans des petites salles, à la recherche du succès.

En plus de collaborer avec Jean Poiret, Michel Serrault tente sa chance au sein d'une petite troupe de comiques nommée Les Branquignols. Le succès se faisant attendre, le jeune acteur décide d'étendre ses activités et de se lancer dans le cinéma.


Début de carrière professionnelle

Sa première apparition connue se fait alors dans un film de Henri-Georges Clouzot intitulé « Les diaboliques ». Le long-métrage sort en salle en 1955 et permet de le faire connaître du monde fermé des réalisateurs de film.

D'autres seconds rôles s'enchaînent et le confortent dans l'idée de devenir un acteur connu. En 1957, le comédien est sollicité par Sacha Guitry qui apprécie son style polyvalent pour interpréter un rôle comique à l'écran.

A l'occasion, Michel Serrault convie son ami de toujours Jean Poiret à partager l'affiche avec lui. « Assassins et voleurs » est un long-métrage remarqué de 1957 qui ouvre définitivement les portes du cinéma à Michel Serrault.

Pierre Tchernia est notamment séduit par son talent et lui offrira de nombreux grands rôles au grand écran. De cette association naîtront des grands classiques comme « Le viager » en 1972 ou encore « Room service ». « Carambolages », « Nous irons à Deauville » et bien d'autres oeuvres imposeront le style atypique de Michel Serrault au public.

Michel Serrault aura accumulé près de 135 films tout au long de sa carrière. Dans les années 70, l'acteur est sur tous les fronts avec des films qui s'inscrivent dans tous les genres. Du dramatique au burlesque en passant par les rôles de personnage absurde, le comédien développe vite une capacité admirable à assumer différents rôles.


Une carrière bien remplie

En 1975, il est à l'affiche de « L'Ibis rouge » qui compte parmi l'un des meilleurs films de sa carrière. Un autre long-métrage culte est tourné en 1987 et baptisé « Le miraculé ».

Pour ce chef-d'oeuvre, Michel Serrault donne la réplique à Jeanne Moreau et Jean Poiret pour le plus plaisir des cinéphiles français. Il retrouvera d'ailleurs l'actrice dans de nombreux autres films qui deviendront des classiques incontournables.

« L'argent des autres » sort en 1979 et permet à Michel Serrault de décrocher le premier César de sa carrière dans la catégorie du Meilleur acteur de second rôle. Après une série de films dans lesquels il joue des personnages légers, le comédien s'intéresse à des rôles plus profonds comme dans « Rien ne va plus » qui est un énorme succès de l'année 1997.

Pour ce film, il travaille en collaboration avec Claude Chabrol qui lui offre un rôle en or en compagnie de Isabelle Huppert. Dans le cours de la même année, l'artiste joue dans « Assassin(s) ». Le long-métrage promet d'être un nouveau couronnement, mais les critiques jugent le film trop violent.

Par la suite, Michel Serrault se complaît dans des rôles plus doux de grand-pères un peu rustres. Le public le retrouve dans ce registre pour « Une hirondelle a fait le printemps » en 2001 ou encore dans « Albert est méchant » deux ans plus tard.

À partir de 2004, le comédien rédige ses mémoires et se fait de plus en plus discret au grand écran. Aspirant à une retraite sereine, il se retire dans sa propriété du Calvados. Il s'y éteindra le 29 juillet 2007, laissant derrière lui une vie riche et bien remplie.