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Richard Bohringer

Né(e) le 16 janvier 1942 (74 ans)

Biographie

Des pièces de théâtre et scénarios à « L'Italien des roses »

Fils d'un officier Allemand et d'une Française, Richard Bohringer passe son enfance à Moulins aux côtés de sa grand-mère avant de monter à Paris dans sa jeunesse. Porté au métier d'artiste et écrivain, il s'initie au théâtre dans les années 1960 et propose la pièce « Zorglub » en 1966.

Par la suite, il enchaîne avec une autre pièce de théâtre intitulée « Les girafes ». Mise en scène par Philippe Rouleau, la pièce fut présentée au Théâtre de la Gaîté-Montparnasse en 1967.

Il va plus loin au début des années 1970 quand il joue son premier rôle au cinéma dans « La maison » de Gérard Brach et quand il écrit le scénario du film franco-italien « Beau masque » sorti en 1972. La même année, l'acteur décroche son premier rôle significatif au grand écran à travers le film de Charles Matton « L'Italien des roses » dans lequel il est Raymond, l'Italien.

En 1973, Richard Bohringer offre un autre scénario co-écrit avec Pierre-Alain Jolivet intitulé « La punition » suivi en 1975 par « Il pleut toujours où c'est mouillé ».

L'année d'après, l'acteur réapparaît au cinéma à travers la réalisation de Marco Pauly « Les conquistadores ». Depuis, les rôles se succèdent et en 1977, il se retrouve dans « L'animal » de Claude Zidi où il incarne l'assistant de Sergio.

Puis en 1979 et 1980, il joue au médecin-chef dans « Alors heureux ? » et devient le pion dans « Les sous-doués ».

Il incarne également l'officier de la Gestapo dans « Le dernier métro » et joue les flics anthropométrie dans « Inspecteur la bavure ».


« Diva » et « Le grand chemin », les meilleurs films

L'année 1981 est celle de la consécration quand Richard Bohringer interprète avec brio Gorodih dans « Diva », le film de Jean-Jacques Beineix, devenu un classique international. La même année, l'acteur apparaît dans quatre autres films dont celui de Claude Lelouch « Les uns et les autres » et celui de François Leterrier « Les babas cool ».

En 1982, à part les rôles dans « Le grand pardon » et « Transit » ou encore « J'ai épousé une ombre », le comédien devient récurrent dans les courts-métrages et les séries télévisées. C'est la même chose en 1983, l'année de « Cap Canaille » et « Debout les crabes, la mer monte ! ».

Fort de ses expériences à la télé et au cinéma, l'acteur fait la une dans le film de Denis Amar « L'addition » de 1984. Il y incarne Albert Lorca, le personnage qui lui rapporte le César du Meilleur second rôle l'année suivante.

Le même talent va se sentir dans les films de 1985 « Subway », « Péril en la demeure », « Le pactole » ou encore « Folie suisse » et dans le court-métrage « Cinéma de minuit ».

En 1986, l'acteur fait du bruit à la télévision en interprétant Claude dans la série « L'inconnue de Vienne » et en jouant les médecins dans le film « Le paltoquet ».

Mais la grande consécration vient en 1987 quand Richard Bohringer épate le public et les professionnels du cinéma avec son Pello du film à succès « Le grand chemin ». Un rôle qui lui vaut le César du Meilleur acteur l'année d'après.


La chanson, le cinéma et les livres

Après le triomphe de Pello, Richard Bohringer poursuit avec d'autres rôles non moins remarquables au grand écran et à la télévision. Entre temps, ce grand fan de John Coltrane et de Charlie Parker prépare une entrée fulgurante sur la scène musicale.

En 1990, il sort « Errance », son premier album suivi en 1992 par l'opus éponyme « Bohringer ». La même année, l'artiste participe à l'album « Sahara blue » d'Hector Zazou, inspiré des textes d'Arthur Rimbaud, en interprétant le titre final.

L'année suivante, il collabore au drame musical instantané « Le K ». Puis, après le succès de son livre « C'est beau une ville la nuit » sorti des années plus tôt, l'écrivain reprend la plume et publie en 1994 le recueil « Le bord intime des rivières ».

Jonglant entre le cinéma, l'écriture et la musique, il reste toujours présent au grand écran comme dans « Le parfum d'Yvonne », « Le sourire » ou encore « Les caprices d'un fleuve ».

En 1997, l'acteur-chanteur fait un grand retour dans le monde musical en participant à l'opus « Léo découvre le blues ». En 2002, il propose le CD « C'est beau une ville, la nuit » dont la sortie a été suivie d'une tournée française et étrangère en compagnie du groupe Aventures.

En 2006, Richard Bohringer publie le livre autobiographique « Oublie que je t'aime » et transpose au cinéma « C'est beau une ville la nuit ».