Débuts d’un as des mathématiques avec les amis du Splendid
As des mathématiques,
Thierry Lhermitte était
prédestiné à une carrière d’économiste. D’ailleurs, il faisait des
études supérieures en économie quand il commença à accorder plus
d’importance à l’art dramatique.
Plus tard, avec six comédiens dont quatre garçons et deux filles, il
fonde la troupe
Le Splendid . Ensemble,
Michel
Blanc, Gérard Jugnot, Christian Clavier, Bruno Moynot, Marie-Anne
Chazel, Josiane Balasko et lui-même écrivent,
montent et jouent différents spectacles à succès.
Parmi ceux-ci citons «
Ma tête est malade » et «
Je
vais craquer » qu’ils présentent dans les cafés-théâtres
parisiens.
Entre temps, le comédien s’initie au cinéma à travers quelques rôles
secondaires. Il fait le portier dans «
Les valseuses »
de 1974 et le comte de
Horn dans «
Que la
fête commence » de 1975.
En 1978, il joue
Popeye, le grand dragueur dans le
long-métrage culte «
Les bronzés », transposition
cinématographique de la pièce bruyante «
Amour, coquillages
et crustacés » co-créée avec les
Splendid.
Le succès fulgurant du film est suivi l’année d’après par «
Les
bronzés font du ski », réalisé par
Patrice Leconte .
Succès et break avec ses compagnons de toujours
Après l’exploit des bronzés,
Thierry Lhermitte et
ses amis du
Splendid se retrouvent avec
Isabelle
Adjani dans «
Clara et les chics types »,
la réalisation de
Jacques Monnet en 1981.
Décoré d’un prix
Jean Gabin, ce film sera suivi par une autre comédie
retentissante intitulée «
Les hommes préfèrent les grosses ».
Puis en 1982, l’acteur et ses compagnons font encore un énorme carton
avec le film de
Jean-Marie Poiré «
Le père
noël est une ordure » suivi l’année d’après par «
Papy
fait de la résistance ».
Après ces deux films grandioses marquant un break dans l’aventure
Splendid,
Thierry Lhermitte continue seul dans «
La smala »
de 1984 où il joue le flic enrhumé. La même année, il figure sur le
casting de «
Les ripoux » dans le personnage de
François
Lesbuche, début d’une longue et fructueuse collaboration avec
le réalisateur
Claude Zidi.
Ce dernier va en effet lui proposer une suite de ce premier film pour
en faire une trilogie. D’autres films comme l’américain «
French
lover », «
Le mariage du siècle » où il
joue les play-boys ainsi que «
Nuit d'ivresse »
co-écrit avec
Josiane Balasko marquent également les
années 1980.
Producteur de ICE3 et « Le dîner des cons »
Les années 1990 sont jalonnées d'une trentaine de films. 1991 voit
d'ailleurs la sortie de «
Les secrets professionnels du Dr
Apfelglück » co-écrit et co-réalisé par
Thierry
Lhermitte. En 1994, il co-produit «
Un Indien dans
la ville » sur ICE3, sa maison de production avant
d'enchaîner avec le tournage de «
Tous les jours dimanche ».
La production sur ICE3 sera renforcée plus tard par les CD-rom de
France Cinéma Interactif, l'autre société du producteur.
Quatre ans après cette expérience, l'acteur se retrouve dans le
brillant «
Le dîner des cons » de 1998, avec ses
propos hilarants dans le rôle de l'éditeur
Pierre Brochant.
En 2000, il co-écrit puis produit «
Le Prince du Pacifique
» avant de continuer avec «
Bon plan ».
Puis à partir de 2001, il continue à être très présent au grand écran.
On le voit dans «
Le roman de Lulu », «
Effroyables
jardins », «
Qui perd gagne », «
L'antidote
» ou encore «
Incontrôlable ».
En 2007, il devient le maire de Paris dans «
Nothing sacred »
avant d'interpréter le médecin dans «
Bancs publics »
de l'année d'après.
En 2009,
Thierry Lhermitte apparaît dans le film d'
Yves
Hanchar «
Sans rancune » et dans celui de
Philippe Lefebvre «
Le siffleur ».