Tout semble atypique chez le Comte de Bouderbala. Depuis ce nom qui semble sorti d'un livre d'enfants, au parcours qui commence sur un terrain de basket pour finir sur scène.
De meneur de jeu à humoriste, il y a du chemin à faire. Sami Ameziane a tenté l'expérience et le plus sportif des humoristes prouve aujourd'hui que sa reconversion est une parfaite réussite.
Né pour briller Sami Ameziane voit le jour le 6 janvier 1979 à Saint-Denis dans la banlieue parisienne. Dès son plus jeune âge, le jeune homme se découvre une passion pour le basket et envisage sérieusement de faire carrière dans le domaine.
A compter de 1994, Sami Ameziane, futur Comte de Bouderbala, passera effectivement une bonne dizaine d'années à dribbler sur des terrains français, algériens et américains. Après son séjour sur le sol américain, il montre une forte disposition et de grands talents de basketteur.
Tout en jouant aux côtés des Huskies de l'Université du Connecticut, il prépare une équivalence du MBA, enseigne et surtout, écrit. A un certain moment, le besoin de déclamer ses idées lui fait faire une incursion dans le slam.
Appelez-le Comte de Bouderbala Une blessure à l'épaule l'oblige à abandonner sa carrière de sportif. Rentré de son séjour américain, Sami Ameziane intègre rapidement le milieu de l'humour. Il s'investit un temps dans des projets collectifs, aux côtés des Barres de rire et autres Comicstreet Show.
Encouragé par Fabien Marsaud, alias
Grand Corps Malade , il se lance en solo et commence à faire ses armes en assurant la première partie des concerts de l'artiste. Il adopte définitivement le nom de scène Comte de Bouderbala, pris lors d'une session de slam.
Sur Canal+, il participe au «
Jamel Comedy Club » lors de la première saison aux côtés de Thomas N'Gijol et Fabrice Éboué. Rapidement, l'appel du one-man-show se fait le plus fort.
Un répertoire richement inspiré Pour faire bonne mesure, le Comte de Bouderbala repart aux États-Unis pour mettre à l'épreuve sa nouvelle spécialité et l'enrichir. Il devise alors en anglais sur les planches des comedy clubs new-yorkais.
Bientôt, on le voit dans le Bronx, à Harlem et Manhattan, partageant la scène avec les meneurs de jeu des émissions Def Jam Comedy et autres Bad Boys of Comedy.
Le répertoire du Comte de Bouderbala touche le public là où cela fait le plus mal. En janvier 2010, il devient le premier Français à jouer au prestigieux Comedy Cellar, qui a vu défilé
Robin Williams , Dave Chapelle ou encore Jerry Seinfeld.
De retour en France en 2010, le Comte de Bouderbala se produit au Théâtre du Gymnase pendant six mois, avant d'investir la mythique salle de l'Alhambra.
Avec ses sketchs sur le rap français ou les Roumains, il confirme son statut de maître du stand-up. Il prolonge son spectacle jusqu'en juillet 2013 et part en tournée en Province ainsi qu'en Suisse et en Belgique.
Le cinéma En septembre 2012, le Comte de Bouderbala tient le haut de l'affiche au cinéma.
Il joue dans «
Les Seigneurs » d'
Olivier Dahan aux côtés de la fine fleur de l'humour hexagonal,
Gad Elmaleh , Ramzy,
Omar Sy et
Franck Dubosc .