Pierre Desproges naît le 9 mai 1939 à
Pantin, dans une famille originAIRe du Limousin. N’aimant pas l’école, à l’âge
du BEPC, il suit son père au Laos où il est professeur. De retour à Paris, son
père l’oblige de préparer un bac scientifique qu’il rate deux fois.
En
1959, il part en Algérie effectuer son Service National, qui durera 28
mois, car la guerre d’Algérie l’oblige.
Rentré en France, ne sachant
pas que fAIRe, il vend de l’assurances-vie, puis des poutres en polystyrène
expansé ; il est ensuite directeur commercial d'une société.
Il
entre, avec l’aide de son amie d’enfance Annette Kahn,
à L’Aurore, où il travaille comme
journaliste
. Il devient rédacteur de
la rubrique qu’il appelle "Les chats écrasés".
Remarqué
par ses confrères, il devient dans les années 70, chroniqueur dans l’émission
de Jacques Martin, sur Antenne 2, "Le Petit Rapporteur".
Dans
la même époque, 1975-1977, il monte sur la scène de l’Olympia, en première
partie du spectacle du
Thierry Le Luron.
En 1978 et 1979,
il anime
avec lui l’émission "Des
parasites sur l’antenne" sur France Inter. Toujours sur les mêmes
ondes, il est animateur dans "Saltimbanques" et dans la petite
chronique intitulée "Les étrangers sont nuls".
En compagnie
de Claude Villers et
Luis Rego, il est en 1980 procureur du « Tribunal des
flagrants délires »
Son premier livre, "Manuel du
savoir-vivre à l’usage des rustres et des malpolis" voit le jour en 1981,
suivi en 1983 par "Vivons heureux en attendant la mort".
Il
crée sur France 3 "La minute nécessAIRe de Monsieur Cyclopède", une
série de cent épisodes, qui, d’après
Pierre Desproges divise la France en deux "Les
imbéciles qui aiment et les imbéciles qui n’aiment pas".
Quelques
années plus tard, il revient sur la scène avec son premier one-man-show, au
théâtre Fontaine. Après l’enregistrement du spectacle en double album, il part
en tournée en France, où il donne plus de 200 représentations.
Début
1985 apparaît son troisième livre, "DictionnAIRe superflus à l’usage
de l’élite et des bien nantis" et en novembre son premier roman "Des
femmes qui tomBent".
Il anime la chronique quotidienne
intitulée "Chronique de la haine ordinAIRe", sur FR3, qui durera
jusqu’en 1988. Parallèlement, il part en tournée
en Belgique et en Suisse, avec le spectacle du Grévin. Toujours
habitué à fAIRe encore plus, il sort en février 1987 son cinquième livre, "Les
chroniques de la haine ordinAIRe".
Il a passé sa vie en
riant de la politique, la médecine, la politique, de la mort, mettant tout sous
l’aile d’un humour noir ; il se moque de la mort, mais celle-ci l’emporte
le18 avril 1988, suite à un cancer. Il est enterré au cimetière du
Père-Lachaise, près de Michel Petrucciani et Frédéric Chopin.